
Une histoire de cœur et de résilience
La Fée Fruité est née en juillet 2024. À l’origine : une passion pour la cuisine saine… et une réalité familiale. Yvonne Ouédraogo, mère d’un enfant autiste, a dû faire face à des défis nutritionnels liés à la sélectivité et à la rigidité alimentaires propres à l’autisme.
“Mon enfant refusait de manger de la viande ou du poisson. Les carences sont vite apparues. Nous avons donc cherché des alternatives naturelles, équilibrées, et bénéfiques. C’est ainsi qu’est née La Fée Fruité.”
Produire mieux, consommer local
La première activité de La Fée Fruité fut la production artisanale de jus à base de fruits locaux : bissap, mangue, wèda, tamarin, gingembre, teedo, raisin… Disponibles en version sucrée ou non sucrée, ces jus permettent un meilleur contrôle de la teneur en sucre. “Le sucre rend mon enfant hyperactif. Il ne se concentre plus. Produire nos propres jus, c’est aussi une manière de protéger sa santé.”
Une gamme de produits variés et de saison
Avec le temps, l’offre s’est enrichie. La Fée Fruité propose aujourd’hui des confitures, des sirops et d’autres produits transformés selon les saisons. L’objectif : offrir une alimentation diversifiée et réduire les risques de carences. Depuis janvier 2025, l’entreprise transforme aussi le soja. Une vraie innovation. Après formation et expérimentation, plusieurs produits ont vu le jour : lait, yaourt, biscuits de soja…
“C’est une excellente alternative pour combler les carences des enfants autistes.”

L’inclusion par l’action : le Camp Lueur d’Espoir
En août 2024, Yvonne lance le Camp vacances Lueur d’Espoir, dédié à l’accompagnement des enfants autistes. L’alimentation y joue un rôle clé. Les produits de La Fée Fruité soutiennent directement ce programme. Un local a même été ouvert pour exposer et vendre les produits, et ainsi générer des revenus pour le camp.
Des défis à relever
Malgré l’enthousiasme de nombreux clients, plusieurs obstacles freinent le développement. Le soja reste mal connu dans certaines communautés. Il est souvent comparé, à tort, au lait de vache.
Les produits naturels sans conservateurs se périment vite (environ deux mois).
Les circuits de distribution classiques hésitent encore à les référencer. Mais l’équipe ne baisse pas les bras. Elle continue à sensibiliser, expliquer et faire goûter.
À long terme, Yvonne souhaite ouvrir une école spécialisée pour enfants autistes. Le projet agroalimentaire servira de soutien nutritionnel et financier.
Autre ambition : développer des produits dérivés du soja comme le savon, et surtout… former d’autres personnes à la transformation du soja. “Plus on est nombreux, plus on peut s’entraider et avancer ensemble.”


Nous sommes honorés de figurer dans les colonnes de L’Afrique qui ose, un média qui met en lumière les initiatives porteuses de sens.
Merci pour ce bel article sur notre vision : manger sain, penser inclusif.