Zoungrana Fatoumata : Entre médecine et artisanat, une jeunesse qui innove.

À seulement 21 ans, Zoungrana Fatoumata incarne une jeunesse burkinabè ambitieuse et polyvalente. Étudiante en deuxième année de médecine à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, elle mène en parallèle une activité artisanale qu’elle développe avec créativité et détermination.

Tout commence en 2021, lorsqu’elle participe à une formation organisée par le Centre National des Œuvres Universitaires (CENOU) pour les filles des cités universitaires. L’atelier portait sur la confection de nappes en perles. Ce fut pour elle une révélation. Séduite par cet art minutieux, elle s’y consacre depuis avec rigueur, explorant différentes techniques et élargissant progressivement sa gamme de créations.

Accessoire en perle

Aujourd’hui, elle réalise sur commande divers objets faits main : sacs en perles, bijoux, nappes de table, paniers à fruits, pots de fleurs… Elle s’initie également au tricotage, une autre activité manuelle qui l’inspire. Loin d’être un simple passe-temps, cette activité est devenue pour elle un véritable engagement, une manière de s’affirmer et de construire son autonomie.

Accessoires en perle

Consciente des limites du marché de l’emploi, Fatoumata a très tôt compris l’importance de l’initiative individuelle : « On va à l’école et on obtient des diplômes, mais il y a beaucoup de chômage. Si on entreprend en parallèle, cela peut devenir un appui sûr demain. »

Cette activité lui permet de couvrir certaines dépenses liées à ses études, tout en bâtissant une base pour l’avenir.

Bien sûr, le parcours n’est pas sans embûches : difficultés à trouver des clients réguliers, manque de moyens pour se faire connaître, prix élevés de certains matériaux… Malgré cela, elle persévère, soutenue par une grande sœur qui l’aide à décrocher quelques commandes.

Fatoumata nourrit une vision claire pour la suite : développer son activité à plus grande échelle, former d’autres jeunes filles à l’art du perlage, importer des perles à bas coût, notamment de Chine, et professionnaliser davantage son travail tout en poursuivant ses études de médecine.

Si concilier études de médecine et production artisanale n’a pas été évident au départ, elle affirme aujourd’hui avoir trouvé un équilibre : « J’arrive désormais à mieux organiser mon temps pour étudier et créer mes articles en parallèle. »

Zoungrana Fatoumata incarne ainsi un modèle de jeunesse active et inventive, capable de lier excellence académique et créativité manuelle, dans une dynamique résolument tournée vers l’avenir.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

YouTube
LinkedIn
Share
Retour en haut