Avec du carton et de la détermination, il rêve l’avenir de l’aéronautique au Burkina Faso

Naba Didier, 18 ans, un jeune inventeur plein d’ambition

Élève en classe de 1ère D au Centre de Développement pour Enfants (CDE-BF-0209), en partenariat avec Compassion Internationale à Fada N’Gourma, Naba Didier s’apprête à intégrer la Terminale. À seulement 18 ans, il se démarque par une passion singulière : concevoir des avions à partir de matériaux recyclés, principalement du carton et de la mousse.

Image illustrant le jeune innovateur Naba Didier

Une passion née dès l’enfance

Depuis l’école primaire, Didier nourrit un intérêt profond pour l’aviation. À l’heure des dessins en classe, là où ses camarades représentaient des maisons ou des paysages, lui dessinait des avions et des hélicoptères. Encouragé par les éloges de son entourage, il commence par fabriquer de petits avions en papier. En 2022, il franchit un cap en utilisant du carton comme matériau principal pour ses maquettes.

Des maquettes d’avions faites de carton et de mousse

Grâce à son imagination fertile et son souci du détail, Didier construit des maquettes d’avions et d’hélicoptères avec les moyens de bord. “Il me suffit d’avoir une image dans ma tête ou une photo du modèle pour le reproduire avec les matériaux disponibles”, explique-t-il. Carton, mousse, papier récupérés localement : tout est bon pour donner vie à ses idées. Il consacre ses week-ends à cette activité, réservant ses journées de semaine aux études.

Un rêve : devenir pilote et constructeur aéronautique

Son ambition dépasse la simple maquette. Didier rêve de devenir pilote, mais aussi de concevoir de véritables avions et hélicoptères pour répondre aux besoins de mobilité au Burkina Faso, en Afrique et dans le monde. “J’ai de grandes ambitions. Si je bénéficie de soutien, je veux produire des appareils qui pourront soulager les populations”, confie-t-il avec conviction.

Entre passion et obstacles

Son parcours n’est pas sans défis. Didier fait face à :

Un manque de matériaux techniques adaptés
L’absence d’une formation spécialisée en aéronautique
Un emploi du temps chargé par les études
Mais sa motivation reste intacte. Soutenu moralement par ses proches et encouragé par ceux qui croisent son chemin, il continue de croire en son potentiel.

Un message d’espoir et de fierté

Pour Didier, cette passion va bien au-delà du loisir : c’est une mission.
“Chaque réalisation me remplit de joie. C’est la preuve que nous, Burkinabè et Africains, avons des talents, des idées, de l’intelligence. Ce qui nous manque, ce ne sont pas les compétences, mais les moyens matériels”, affirme-t-il.
Citant Thomas Sankara, il conclut avec une vision claire : “Consommons ce que nous produisons.”

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